Obligations légales d'un site e-commerce en France : le guide 2026
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Créer une boutique Shopify, aujourd'hui, c'est plutôt simple. Tu choisis ton thème, tu ajoutes tes produits, tu configures tes moyens de paiement, tu mets ton site en ligne et… c'est parti ?
Pas tout à fait. 😅
Parce qu'à partir du moment où tu vends en ligne à des particuliers, ton site e-commerce doit respecter un certain nombre de règles.
Et quand on commence à chercher des informations sur le sujet, on tombe rapidement sur une joyeuse soupe de CGV, RGPD, cookies, droit de rétractation, médiateur de la consommation, garanties légales…
Bref, que du bonheur.
Alors on va faire beaucoup plus simple.
Dans ce guide, je vais te montrer ce que ton site e-commerce doit contenir et permettre de faire pour respecter les principales obligations légales en France.
On parle ici d'une petite entreprise ou micro-entreprise qui vend en B2C, donc directement à des particuliers.
Je ne vais pas parler de création d'entreprise, d'URSSAF ou de comptabilité. On s'intéresse uniquement à ton site et au parcours de tes clients dessus.
Petit disclaimer avant de commencer : je suis experte Shopify, pas avocate. L'objectif de cet article est de t'aider à comprendre les principales obligations qui concernent ton site. Pour valider des CGV ou une situation particulière, tourne-toi vers une professionnelle du droit.
Les 3 pages juridiques indispensables de ton site e-commerce
Commençons par le plus évident : les fameuses pages juridiques qu'on retrouve généralement dans le footer.
Pour une boutique e-commerce B2C, il y en a trois particulièrement importantes :
-
les mentions légales ;
-
les conditions générales de vente (CGV) ;
-
la politique de confidentialité.
Et non, copier celles de la boutique d'à côté et remplacer son nom par le tien n'est pas une technique juridique particulièrement recommandable. 😅
Regardons plutôt à quoi elles servent.
1. Les mentions légales
Les mentions légales servent essentiellement à dire :
« Voilà qui est derrière ce site. »
Quand une personne arrive sur ta boutique, elle doit pouvoir identifier l'entreprise avec laquelle elle s'apprête à faire affaire.
Pour une micro-entreprise, tes mentions légales vont donc notamment contenir les informations permettant de t'identifier et de te contacter ainsi que les informations exigées concernant ton activité et l'hébergement du site.
En pratique, crée une page « Mentions légales » et ajoute-la dans le footer de ta boutique.
Simple.
((ATTENTION)) Ce n'est pas qu'une formalité. L'absence de mentions légales est lourdement sanctionnée : jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour une entreprise individuelle, et 375 000 € pour une société.
2. Les conditions générales de vente (CGV)
Les CGV, c'est un peu le contrat qui fixe les règles du jeu entre ta boutique et ton client.
Que se passe-t-il s'il veut retourner son produit ?
Quand doit-il être livré ?
Comment peut-il payer ?
Quelles garanties possède-t-il ?
Qui contacter en cas de problème ?
Tout ça doit être défini quelque part.
Tes CGV vont donc généralement regrouper une grosse partie des informations que tu dois fournir à tes clients :
-
tes coordonnées ;
-
les caractéristiques essentielles des produits ou services ;
-
les prix ;
-
les modalités de paiement ;
-
les frais et délais de livraison ;
-
le droit de rétractation ;
-
les retours et remboursements ;
-
les garanties légales ;
-
les informations relatives au médiateur de la consommation.
Et surtout : tes CGV doivent correspondre au fonctionnement réel de ta boutique.
Si tes CGV annoncent une livraison sous 3 jours mais que ta page Livraison annonce 7 jours, on a un problème.
Même chose si tu écris dans tes CGV que tu acceptes PayPal alors que ton checkout ne propose que la carte bancaire.
Tes CGV ne sont pas là uniquement pour décorer ton footer.
3. La politique de confidentialité
Maintenant, parlons RGPD.
Dès que ton site collecte des données permettant d'identifier directement ou indirectement une personne, tu entres dans le merveilleux monde de la protection des données personnelles.
Et sur un site e-commerce, tu vas forcément en manipuler.
Pour envoyer une commande, tu peux par exemple avoir besoin du :
-
nom ;
-
prénom ;
-
email ;
-
numéro de téléphone ;
-
adresse de livraison.
Ta politique de confidentialité sert à expliquer quelles données tu récupères, pourquoi tu les récupères, comment elles sont utilisées, combien de temps elles sont conservées, avec qui elles peuvent être partagées et quels sont les droits de la personne.
Mais attention à quelque chose d'important :
avoir une page « Politique de confidentialité » ne suffit pas à rendre ton site conforme au RGPD.
Ce serait beaucoup trop facile.
Il faut également regarder ce que ton site fait réellement avec les données.
On y revient juste après.
((BON À SAVOIR)) Ta politique de confidentialité doit être une page distincte de tes CGV et de tes CGU, pas un paragraphe noyé dedans.
Les informations à afficher avant que le client achète
Une erreur fréquente consiste à penser :
« J'ai mes CGV dans le footer, donc tout est bon. »
Nope.
Certaines informations doivent être communiquées au client avant qu'il passe sa commande.
Et heureusement, parce que personne n'a envie de lire 4 000 mots de CGV pour découvrir la taille d'un vase.
Les caractéristiques du produit
Ton client doit savoir ce qu'il achète.
Ça paraît évident dit comme ça, mais juridiquement c'est important.
Ta fiche produit doit donc présenter les caractéristiques essentielles de ce que tu vends.
En fonction du produit, ça peut être :
-
ses dimensions ;
-
sa matière ;
-
sa composition ;
-
sa couleur ;
-
sa quantité ;
-
ses fonctionnalités ;
-
sa compatibilité ;
-
son contenu ;
-
certaines précautions particulières.
Évidemment, les informations essentielles d'un canapé ne sont pas les mêmes que celles d'un ebook.
Pose-toi simplement cette question :
« De quelles informations mon client a-t-il réellement besoin pour savoir ce qu'il achète ? »
Et mets-les clairement sur ta fiche produit.
Le prix
Autre information légèrement importante avant de sortir sa CB : combien ça coûte ?
En B2C, ton client doit connaître le prix qu'il devra payer, taxes applicables comprises.
Les éventuels frais supplémentaires doivent également être communiqués conformément aux règles applicables.
Et ça nous amène naturellement à…
Les frais de livraison
Évite le :
Produit : 29 €
→ ajout au panier
→ checkout
→ SURPRISE 🎉 : 14,90 € de livraison.
Les informations relatives aux frais de livraison doivent être communiquées au consommateur avant la conclusion de la commande.
Même chose concernant les délais ou dates de livraison prévus.
Si tu annonces « livraison sous 3 à 5 jours », assure-toi évidemment que cela corresponde réellement à ton fonctionnement.
((INFO)) Petit détail utile : tu ne peux pas facturer de frais supplémentaires liés au moyen de paiement (pas de surcoût « frais carte bancaire »).
Le droit de rétractation : les fameux 14 jours
Si tu vends en ligne à des particuliers, tu vas forcément entendre parler du droit de rétractation.
Dans de nombreux cas, ton client dispose de 14 jours pour changer d'avis lorsqu'il achète à distance.
En gros :
« Finalement, je n'en veux plus. »
Et il n'a pas nécessairement besoin de te fournir une dissertation de trois pages pour expliquer pourquoi.
Ton site doit donc informer le consommateur :
-
de l'existence de ce droit ;
-
du délai applicable ;
-
de la manière de l'exercer ;
-
des modalités de retour ;
-
de la prise en charge éventuelle des frais de retour ;
-
des modalités de remboursement.
Tu dois également mettre à disposition le formulaire type de rétractation lorsqu'il est requis.
Et quand le client se rétracte, tu disposes de 14 jours pour le rembourser, sans lui imposer un avoir à la place.
Mais les 14 jours ne s'appliquent pas à absolument tout
Il existe des exceptions au droit de rétractation.
Certains produits personnalisés, certains produits périssables ou encore certaines situations concernant les contenus numériques peuvent notamment obéir à des règles particulières.
Donc avant d'écrire :
« Aucun retour ni remboursement. »
… vérifie que tu as effectivement le droit de le faire.
Tes CGV ne possèdent malheureusement pas le pouvoir magique d'annuler le Code de la consommation. 😅
Retour et droit de rétractation : ce n'est pas exactement la même chose
C'est également une confusion fréquente.
Ton droit de rétractation, lorsqu'il s'applique, vient de la réglementation.
Ta politique de retour commerciale, elle, vient de toi.
Par exemple, tu peux décider :
« Chez nous, tu disposes de 30 jours pour changer d'avis. »
Très bien.
Tu accordes alors une condition commerciale potentiellement plus avantageuse.
Mais tu ne peux pas prendre un droit légal de 14 jours applicable à une vente et décider :
« Chez moi, c'est 5 jours parce que j'ai décidé. »
Ça ne marche pas comme ça.
Les garanties légales
Autre sujet qui mérite quelques lignes : les garanties.
Tes clients peuvent bénéficier de garanties prévues par la loi. En France, il en existe deux :
-
la garantie légale de conformité, qui couvre les défauts du produit ;
-
la garantie des vices cachés, qui couvre un défaut rendant le bien impropre à l'usage attendu.
Et il ne faut pas les confondre avec ta propre garantie commerciale.
Imagine :
Garantie légale
→ elle existe parce que la loi le prévoit.
Garantie commerciale
→ c'est toi ou le fabricant qui décidez éventuellement d'offrir quelque chose en plus.
Donc afficher :
⭐ GARANTIE 1 AN ⭐
sur ta fiche produit ne fait pas disparaître les droits légaux du consommateur.
Les informations requises concernant ces garanties doivent notamment apparaître dans tes CGV.
Le médiateur de la consommation
Celui-là est TRÈS souvent oublié sur les petites boutiques.
Lorsque tu vends à des particuliers, tu dois permettre au consommateur de recourir à un médiateur de la consommation dans les conditions prévues par la réglementation.
En gros, imaginons :
Ton client a un litige avec toi.
Vous n'arrivez pas à trouver de solution directement.
Avant de sortir les robes d'avocat et de transformer ton salon en tribunal américain, il existe un dispositif de médiation permettant de tenter de résoudre le problème.
Tu dois communiquer au consommateur les coordonnées du médiateur dont tu relèves, notamment sur ton site et dans tes CGV.
Et attention :
tu ne prends pas simplement le premier médiateur trouvé sur Google.
Il faut vérifier qu'il est compétent pour ton secteur et adhérer au dispositif approprié.
((ATTENTION)) Si tu as récupéré un vieux modèle de CGV sur Internet, vérifie un point précis : la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges (RLL / ODR) a fermé le 20 juillet 2025. L'ancien lien vers « ec.europa.eu/consumers/odr » n'a plus lieu d'être et doit être retiré de tes CGV et de ton site. En revanche, la mention de ton médiateur français, elle, reste obligatoire.
À lire aussi (lien interne à insérer) : Médiateur de la consommation, comment le choisir et l'indiquer sur ta boutique Shopify.
Newsletter : tu ne peux pas faire n'importe quoi avec les emails
Passons au marketing.
Tu proposes :
-10 % sur ta première commande en échange de ton email
Classique.
Mais récupérer une adresse email ne signifie pas :
« Félicitations, cet email m'appartient désormais jusqu'à la fin des temps. »
Pour une inscription classique à une newsletter B2C, tu dois notamment recueillir un consentement valide lorsque celui-ci est requis.
Le consentement doit correspondre à une véritable action de la personne.
Par exemple :
☐ Je souhaite recevoir les offres et actualités de la boutique.
Et non :
☑ Je souhaite recevoir les offres et actualités de la boutique.
avec la case déjà cochée.
La CNIL précise justement que le consentement doit notamment être libre, spécifique, éclairé et univoque.
Il existe certaines exceptions, notamment concernant des clients existants et des produits ou services analogues, mais ne transforme pas automatiquement chaque cliente en abonnée newsletter simplement parce qu'elle a passé une commande.
Le fameux bandeau de cookies
Ah, le bandeau cookies.
Ce truc qu'on ferme tous machinalement depuis des années. 😅
Sur ton site e-commerce, certains cookies et traceurs peuvent fonctionner sans consentement lorsqu'ils sont strictement nécessaires au service.
Par exemple, ton panier doit bien se souvenir que tu viens d'ajouter trois produits.
En revanche, certains traceurs utilisés à des fins publicitaires, de mesure ou de retargeting peuvent nécessiter le consentement préalable du visiteur.
Ça peut notamment concerner certains usages de :
-
Meta Pixel ;
-
TikTok Pixel ;
-
Google Analytics ;
-
outils publicitaires ;
-
outils de retargeting.
Et le point important est celui-ci :
si un traceur nécessite le consentement, il ne doit pas attendre que tu demandes l'autorisation après l'avoir déjà déposé.
Sinon, c'est un peu comme entrer chez quelqu'un, ouvrir son frigo et ensuite demander :
« Au fait, ça ne te dérange pas si je rentre ? »
L'ordre des opérations a son importance.
Accepter ET refuser
Ton bandeau doit également permettre un véritable choix.
L'utilisateur doit pouvoir refuser les traceurs concernés aussi simplement qu'il peut les accepter.
Donc :
[ TOUT ACCEPTER ]
et à côté :
Gérer mes préférences → paramètres → confidentialité → partenaires → voir plus → continuer → refuser
… on va éviter. 😅
Et le visiteur doit pouvoir revenir sur son choix à tout moment.
Attention à ton checkout
Le checkout n'échappe pas aux règles simplement parce qu'il est géré par Shopify.
Avant de confirmer sa commande, ton client doit notamment pouvoir vérifier les éléments essentiels de son achat.
Produits.
Quantités.
Prix.
Frais applicables.
Et il doit surtout comprendre que cliquer sur le bouton final signifie qu'il s'engage à payer.
La formulation du bouton de validation doit donc indiquer sans ambiguïté que la commande entraîne une obligation de paiement. La mention attendue est d'ailleurs « Commande avec obligation de paiement » ou une formule équivalente non ambiguë.
Voilà pourquoi certaines formulations du checkout ne sont pas simplement des choix UX.
Elles ont également une fonction juridique.
Après la commande : qu'est-ce que ton site doit envoyer ?
Ton client vient de payer.
Tout le monde est content.
Mais il reste encore quelques petites choses à gérer.
L'email de confirmation de commande
Après la conclusion du contrat, une confirmation doit être fournie au consommateur sur un support durable dans les conditions prévues par le Code de la consommation.
L'email de confirmation envoyé par ton système e-commerce joue donc un rôle important.
Sur Shopify, ne considère pas tes notifications comme de simples emails techniques que personne ne regarde.
Vérifie notamment :
-
qu'elles sont bien activées ;
-
que les informations sont correctes ;
-
que tes coordonnées sont à jour ;
-
que les informations contractuelles nécessaires sont bien communiquées.
L'email de confirmation d'expédition
Est-ce une bonne pratique ?
Oui.
Est-ce que ton client appréciera de savoir que son colis est parti ?
Évidemment.
Mais attention à ne pas transformer toutes les bonnes pratiques e-commerce en obligations légales.
L'email d'expédition n'est pas, en lui-même, une obligation générale équivalente à la confirmation du contrat.
Sur Shopify, je te conseille évidemment de l'utiliser.
Mais pour l'expérience client, pas parce qu'une mystérieuse police de l'email d'expédition va débarquer chez toi.
Faut-il envoyer une facture ?
Là, contrairement à ce qu'on lit souvent, la réponse penche plutôt vers le oui en e-commerce.
Pour la vente de biens à un particulier, la facture n'est pas systématiquement obligatoire dans tous les cas de figure… sauf en vente à distance, et c'est justement ta situation quand tu vends via une boutique en ligne. La plupart des sources considèrent donc la facture comme obligatoire pour l'e-commerce B2C.
Et dans tous les cas, tu dois pouvoir fournir une facture à ton client sur simple demande, quel que soit le montant.
Donc plutôt que de partir du principe « je n'ai rien à faire », le réflexe sain est l'inverse :
assure-toi de pouvoir générer une facture propre pour chaque commande, que ce soit via les fonctionnalités de Shopify ou une application dédiée.
((BON À SAVOIR)) La facturation évolue : l'obligation de facturation électronique se met progressivement en place pour les entreprises françaises (à horizon 2026-2027 selon la taille). Autant prendre de bonnes habitudes dès maintenant. Pour ta situation précise, ton cabinet comptable reste le meilleur interlocuteur.
À lire aussi (lien interne à insérer) : La facturation en e-commerce, ce que tu dois vraiment mettre en place sur Shopify.
Nouveau en 2026 : la fonctionnalité de rétractation en ligne
Et là, si tu lis cet article en 2026, cette partie est particulièrement importante.
Depuis le 19 juin 2026, de nouvelles règles s'appliquent à l'exercice du droit de rétractation en ligne. Elles viennent d'une ordonnance et d'un décret du 5 janvier 2026, et concernent les contrats conclus à partir de cette date.
Lorsqu'un contrat B2C concerné est conclu via une interface en ligne, le consommateur doit pouvoir exercer son droit de rétractation directement en ligne grâce à une fonctionnalité dédiée.
Cette fonctionnalité doit notamment être accessible facilement, directement et de manière permanente pendant toute la durée du délai. En pratique, elle est identifiée par une mention claire du type « renoncer au contrat ici », suivie d'une confirmation « confirmer la rétractation », et tu envoies ensuite un accusé de réception sur un support durable.
Donc le vieux :
« Télécharge ce PDF, imprime-le, remplis-le, scanne-le et envoie-le à Jacqueline du SAV »
… commence sérieusement à sentir la naphtaline.
Pense aussi à mettre à jour tes CGV et ton information précontractuelle pour mentionner l'existence et l'emplacement de cette fonctionnalité.
Et sur Shopify ?
Sur Shopify, il faut donc vérifier que ta boutique propose bien une solution adaptée lorsque cette obligation te concerne.
Cela peut passer par les fonctionnalités disponibles nativement sur Shopify ou par une application dédiée.
Il existe notamment des applications Shopify conçues pour ajouter une fonctionnalité de rétractation.
Mais attention :
« Il y a un bouton » ≠ « c'est forcément conforme ».
Il faut vérifier que la solution choisie répond réellement aux exigences applicables : accessibilité, informations demandées, validation de la demande, confirmation envoyée au consommateur, etc.
À lire aussi (lien interne à insérer) : Comment mettre en place un bouton de rétractation conforme sur Shopify (guide pas à pas).
La checklist juridique de ton site e-commerce
Si tu es en train de terminer ta boutique, voici donc ce que je te conseille de vérifier avant de cliquer sur Publier.
Pages juridiques
-
[ ] Mentions légales
-
[ ] Conditions générales de vente
-
[ ] Politique de confidentialité
Informations avant l'achat
-
[ ] Coordonnées de contact accessibles
-
[ ] Caractéristiques essentielles des produits
-
[ ] Prix correctement affichés
-
[ ] Moyens et modalités de paiement indiqués
-
[ ] Frais de livraison indiqués
-
[ ] Délais ou dates de livraison indiqués
-
[ ] Droit de rétractation expliqué lorsqu'il s'applique
-
[ ] Modalités de retour et de remboursement
-
[ ] Formulaire type de rétractation disponible lorsqu'il est requis
-
[ ] Informations concernant les garanties légales
-
[ ] Coordonnées du médiateur de la consommation
Données personnelles
-
[ ] Politique de confidentialité adaptée à la boutique
-
[ ] Formulaires conformes aux règles applicables
-
[ ] Consentement newsletter correctement configuré
-
[ ] Bandeau cookies lorsque nécessaire
-
[ ] Traceurs concernés bloqués avant consentement
-
[ ] Possibilité d'accepter ou de refuser simplement
Checkout
-
[ ] Récapitulatif de la commande avant paiement
-
[ ] Prix et frais clairement affichés
-
[ ] Bouton indiquant clairement l'obligation de paiement
Après la commande
-
[ ] Confirmation de commande correctement configurée
-
[ ] Informations contractuelles nécessaires transmises
-
[ ] Notifications Shopify vérifiées
-
[ ] Facture disponible pour chaque commande
-
[ ] Fonctionnalité de rétractation en ligne disponible lorsqu'elle est requise
Un mot sur les emballages (PPWR)
Ce guide reste concentré sur ton site, mais il y a une autre obligation qui arrive côté logistique et qui mérite son propre article : le règlement européen sur les emballages, le PPWR (règlement UE 2025/40).
Depuis le 12 août 2026, il s'applique directement dans toute l'Union européenne, sans transposition nationale. Et il concerne bien les e-commerçants : réduction du suremballage, restrictions sur certaines substances, obligations liées à la responsabilité élargie du producteur (REP)…
Ça ne touche pas les pages de ta boutique à proprement parler, donc on le traite à part pour ne pas tout mélanger.
À lire aussi (lien interne à insérer) : PPWR et emballages, ce que le règlement change concrètement pour ta boutique e-commerce.
Pour résumer
Si tu devais retenir une seule chose de ce guide, ce serait celle-ci :
la conformité juridique de ton site ne se résume pas à mettre trois liens dans ton footer.
Oui, tu as besoin de tes mentions légales.
Oui, tu as besoin de CGV adaptées.
Oui, tu dois informer tes visiteurs sur leurs données personnelles.
Mais il faut également regarder l'ensemble du parcours d'achat.
Ta fiche produit doit fournir les bonnes informations.
Ton prix doit être clair.
Tes conditions de livraison doivent être accessibles.
Ton checkout doit être correctement configuré.
Tes traceurs doivent respecter le choix du visiteur.
Tes emails post-achat doivent être vérifiés.
Et ton client doit pouvoir exercer facilement les droits dont il dispose.
Bref :
ne traite pas le juridique comme la dernière case à cocher cinq minutes avant de lancer ta boutique.
Intègre-le directement à la construction de ton site.
C'est beaucoup plus simple que de découvrir trois mois après le lancement que ton joli footer « CGV | Confidentialité | Instagram » ne réglait finalement pas tout. 😅